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 [08/07/2008] Apprendre à écrire avec Terry ?

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BaronBreton
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MessageSujet: [08/07/2008] Apprendre à écrire avec Terry ?   Mar 8 Juil - 23:22

http://vade-mecum.over-blog.fr/article-21091784.html

Oui, en VO, mais bonne initiative quand même ^^

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BaronBreton
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MessageSujet: Re: [08/07/2008] Apprendre à écrire avec Terry ?   Mer 9 Juil - 20:14

http://vade-mecum.over-blog.fr/article-21115264.html

Traduction d'Anilori
:amour63:

Anilori a écrit:
Apprenez à écrire et à vendre un scénario

Tim Adler

Orson Welles a un jour comparé la réalisation d’un film au plus gros train électrique qu’un petit garçon puisse avoir. A voir comment Richard Curtis, scénariste et réalisateur de Quatre Mariages et un Enterrement et Coup de foudre à Notting Hill, réalise un film, on se dit qu’il devait être un de ces enfants intellos qui préférent lire Look and Learn plutôt que The Beano ; il a l’air d’un prof de science ayant le don d’enthousiasmer ses élèves, et tout le monde le dit effroyablement gentil.
Curtis tourne actuellement sa dernière comédie, The Boat that Rocked, dont le cadre est une station de radio pirate dans les années soixante, dans un vieux chantier naval du Dorset. Il a réuni un casting qui inclut Bill Nighy, Rhys Ifans et Philip Seymour Hoffman dans le rôle de « The Count », DJ américain à la voix délicieusement grave. Le plateau est cependant fermé au public, ce qui signifie que seule une poignée de personnes peuvent regarder Curtis travailler.
Le réalisateur a, bien sûr, fait gagner des millions à Universal, le studio hollywoodien qui finance ses films. Ce dernier avait une telle envie de le voir s’attaquer sérieusement au scénario de son dernier film, Love Actually, qu’il lui a payé un séjour de cinq mois à Bali, le temps qu’il termine le travail. Imaginez seulement : être payé pour vivre sur une île déserte de luxe et écrire !
Manifestement, il y a beaucoup de gens qui l’imaginent. Chaque année, des centaines de personnes assistent aux cours de scénario qui ont lieu d’un bout à l’autre du pays. Il y a huit masters entièrement consacrés au scénario, plus de cinquante cours d’initiation, sans compter les cours du soir et les stages d’un week-end. Le gouvernement dépense près de 300 000 livres par an pour financer la formation des scénaristes.
Ce week-end, environ six cents personnes assisteront au troisième Screenwriting Festival (Festival du Scénario) de Cheltenham, qui inclut parmi ses conférenciers Christopher Hampton (auteur d’Atonement) et l’auteur de romans de fantasy Terry Pratchett, dans l’espoir de réussir à vendre leurs scénarios ou au moins de trouver un agent.
Ça a l’air si facile, comparé à l’écriture d’un roman : moins de mots sur la page, pour commencer, et ça rapporte vraiment gros quand vous pensez à tout ce blanc. Joe Eszterhas, scénariste à Hollywood, se vante d’avoir touché trois millions de dollars pour le scénario de Basic Instinct – pas mal pour quelques jours de travail, glousse-t-il.
Et pourtant (dites-le à voix basse), le marché est inexistant pour les scénarios qui sont pondus à la douzaine lors de ces cours. Contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis, où il y a un marché « spécial » et où un inconnu peut vendre un scénario plusieurs millions de dollars, ici, « les chances qu’un scénario original soit réalisé en film sont minces », déclare William Nicholson, scénariste à Hollywood et auteur de Gladiator.
Au mieux, les scénarios du circuit spécial constituent des échantillons servant à convaincre les producteurs de vous engager, dit le scénariste à Oscar Julian Fellowes (Gosford Park). « Ce sont des morceaux pour audition ; c’est parfois difficile à supporter, mais cela peut vous permettre d’avoir le poste. »
Ceux qui connaissent le fonctionnement du système se plaignent que ces cours donnent aux gens l’impression qu’il existe un marché pour leurs productions, alors que dans la plupart des cas, c’est le producteur, et le projet pour lequel il se passionne, qui décident de ce qui sortira en avant-première dans les multiplexes.
Mike Downey, un des producteurs de films les plus prolifiques de Grande-Bretagne, affirme : « Au Royaume-Uni, il semble qu’on insiste trop sur la formation. J’ai des visions d’armées de scénaristes en formation, absorbant tout l’argent et le temps d’écran disponibles. Ces cours exploitent surtout la vanité des gens. »
D’autres prétendent que ce système de formation à l’écriture de scénarios est devenu tout entier un serpent qui se mord la queue, avec aux commandes des gens qui n’ont jamais vu un de leurs films réalisé, et, comme public, des gens qui n’ont aucune intention de jamais écrire quoi que ce soit. Ils appartiennent plutôt à la catégorie des relecteurs et des directeurs de développement qui forment le personnel de nos studios de cinéma et de télévision, et mettent en pièces le travail d’autrui tout en s’épargnant par là même les peines de la création. Guère étonnant que le pire des gros mots qu’un des clochards puisse trouver pour insulter l’autre dans En attendant Godot soit « Critique ! ».
Certains doutent même que l’art d’écrire un scénario puisse être enseigné. Julian Friedmann, l’un des principaux agents spécialisés dans le scénario en activité dans le pays, regrette que les professeurs passent trop de temps sur les aspects techniques, plutôt que sur la façon d’acquérir la puissance émotionnelle d’un Bruce Robinson (Withnail and I) ou les dialogues pétillants d’un Aaron Sorkin (A la Maison-Blanche).
David Pearson, l’organisateur du Festival du Scénario, riposte que les cours sont nécessaires, parce que la plupart des grands peintres ont au moins été dans une école d’art. « Ce n’est qu’une fois que vous comprenez les règles que vous pouvez les briser », affirme-t-il.
Ce sont les mêmes techniques basiques qui sont en œuvre, que vous soyez Gainsborough ou un peintre amateur du dimanche après-midi, confirme Julian Fellowes – bien qu’il n’ait jamais, ce qui en dit long, assisté lui-même à un de ces cours. Ce que ces leçons ne peuvent enseigner, selon lui, c’est cette magie particulière qui permet à une liasse de cent vingt feuilles A4 de chanter.
Peut-être la distance est-elle simplement trop grande entre les scénaristes qui résident dans le Parnasse hollywoodien, touchant des centaines de milliers de dollars pour réécrire le scénario de quelqu’un d’autre, et les gens qui assistent ici aux cours du soir. Le gouvernement irait-il s’amuser à jeter de l’argent à des joueurs de softball qui font un match dans un parc un dimanche après-midi, en leur disant qu’ils pourraient aller jusqu’en championnat du monde ?
La raison pour laquelle le Festival du Scénario est nécessaire, dit Julian Fellowes, c’est que l’écriture de scénario est une activité solitaire, de sorte qu’avoir une chance d’entrer en contact avec d’autres personnes qui sont dans le même bateau est une chose essentielle.
Peut-être ; mais l’on peut soupçonner que parmi les gens qui assisteront au festival de Cheltenham, beaucoup ne sont motivés que par le rêve de paresser sur une chaise longue au bord d’une piscine de Hollywood, à côté d’une blonde, plutôt que par la réalité de ce que William Nicholson appelle « une vie de perpétuelle déception ». Contrairement au romancier, le scénariste n’est pas propriétaire de son travail, et n’a pas son mot à dire dans ce qui lui arrive. Mais, encore une fois, les rêves engendrés par Hollywood sont aussi addictifs, et aussi créateurs d’illusions, que la cocaïne.

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